Un triple alambic nommé "Alegria" dans les montagnes de Rio : Magnífica de Faria débarque au Bordeaux Rhum Festival 2026
- 5 mai
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Dans le vaste univers de la canne à sucre distillée, la cachaça occupe une place à part. Plus ancienne que le rhum caribéen, spiritueux national d'un pays de 200 millions d'habitants, elle reste encore trop méconnue en Europe. Magnífica de Faria, fondée en 1985 dans les montagnes de Rio de Janeiro, est l'une des maisons qui changent cela. Artisanale, primée, portée par un triple alambic unique au Brésil : elle sera présente au Bordeaux Rhum Festival pour sa 7ème édition, le samedi 6 juin 2026, au Palais de la Bourse de Bordeaux.
Une découverte qui s'impose à tout amateur de spiritueux de canne.
La cachaça : l'ancêtre du rhum, spiritueux national du Brésil
Avant d'entrer dans l'univers de Magnífica de Faria, un rappel s'impose. La cachaça a été distillée pour la première fois au XVIème siècle au Brésil à partir de pur jus de canne, environ 100 ans avant les premières distillations de mélasse dans les îles caribéennes.
La cachaça, comme son cousin le rhum agricole, est distillée exclusivement à partir de jus de canne à sucre pur fermenté. Une fois la canne pressée, le jus est fermenté en cuves ouvertes, où il collecte naturellement les levures et bactéries présentes dans l'environnement. C'est ce qu'on appelle la fermentation spontanée.
Aujourd'hui, le Brésil compte près de 5 000 distillateurs de cachaça, considérée comme une fierté nationale. Parmi eux, une poignée de maisons artisanales se distinguent véritablement par leur exigence et leur singularité. Magnífica de Faria est de celles-là.
1985 : João Luiz de Faria fonde une distillerie dans les montagnes
João Luiz de Faria acquiert sa ferme, la Fazenda do Anil, en 1985. Une distillerie au milieu d'un parc naturel de 450 hectares, située à 115 kilomètres de Rio de Janeiro.
Fondée par João Luiz de Faria dans les montagnes de Rio de Janeiro, la distillerie Magnífica de Faria incarne le savoir-faire artisanal et l'authenticité brésilienne. Élaborées à partir de cannes à sucre fraîches et bénéficiant d'une fermentation 100% naturelle, ses cachaças reflètent toute la richesse de leur terroir.
Et le nom de la marque lui-même porte une histoire intime. À l'époque où João Luiz de Faria cherchait un nom pour la marque, son épouse était rectrice d'une université à Rio de Janeiro. Au Brésil, ces fonctionnaires sont honorablement appelés "Magnífico·a Rector·a". C'est ainsi que João Luiz de Faria a choisi le nom de la marque Magnífica, en l'honneur de sa femme bien-aimée.
Aujourd'hui, leurs enfants Raul et Ana Luiza poursuivent le travail de leur père, avec pour objectif de produire un distillat de canne à sucre qui compte parmi les meilleurs au monde, de respecter la nature et de veiller au bien-être des collaborateurs.
"Alegria" : le premier triple alambic du Brésil
C'est ici que Magnífica de Faria entre dans une catégorie à part entière. Les cachaças d'alambique Magnífica de Faria sont distillées artisanalement dans un alambic en cuivre unique, dénommé "Alegria", le premier alambic triple du Brésil, mis en activité en 1985 par João Luiz de Faria.
Chaque charge de l'alambique Alegria permet de distiller 2 500 litres avec un taux d'alcool de 48° volume, la valeur maximale légale pour la cachaça. Environ 800 litres de jus de canne à sucre sont obtenus à partir de 1 000 kg de canne, et environ 100 litres de cachaça peuvent ensuite être distillés à partir de ce jus.
Chaque année, Magnífica produit 100 000 litres de cachaça, en utilisant pour ce faire environ 1 000 tonnes de canne à sucre. La production a lieu pendant la saison sèche au Brésil, entre mai et décembre.
Un outil unique, une maîtrise totale, des volumes maîtrisés. C'est la définition même de l'artisanat d'exception.
Une production intégralement maîtrisée, du sol à la bouteille
La distillerie maîtrise l'ensemble de sa production, des champs de cannes à sucre jusqu'à la ligne d'embouteillage. Cultivées autour de la distillerie, les cannes sont transformées grâce à une énergie entièrement générée par la combustion de la bagasse, garantissant un bilan carbone pratiquement neutre. Les résidus de distillation sont recyclés et utilisés comme fertilisants naturels dans les champs, contribuant à une agriculture respectueuse de l'environnement.
La canne à sucre est récoltée à la main, puis placée dans l'un des deux pressoirs de la Fazenda do Anil. La fermentation du jus de canne se fait à l'air libre dans des cuves en acier, en utilisant une levure naturelle provenant des environs. Le processus de fermentation dure entre 12 et 24 heures.
Chaque décision de production est pensée dans le respect du terroir et des hommes.
L'ipê et la Solera : deux signatures de vieillissement uniques
Ce qui fait la singularité aromatique des cachaças vieillies de Magnífica de Faria, c'est le choix de ses fûts.
Pour le vieillissement, Magnífica de Faria utilise des foudres en ipê, un bois noble emblématique du Brésil, ainsi que des fûts de chêne américain, conférant à chaque bouteille une complexité aromatique unique et un caractère raffiné.
Le bois d'ipê tropical fait partie des plus durs au monde. Il est très résistant et indéformable, ce qui le rend extrêmement difficile à travailler. C'est précisément cette résistance qui lui confère ses propriétés aromatiques hors du commun : un bois qui donne sans tout prendre, qui marque sans écraser.
Magnífica de Faria possède l'une des plus anciennes et des plus grandes installations de Solera du Brésil. Plus de 200 fûts d'ex-bourbon y sont entreposés. Ce qui est particulier, c'est que la maturation dans les fûts de Solera a lieu dans la même pièce que la distillation, les vapeurs d'alcool contribuant à ce que les spiritueux vieillis présentent davantage d'arômes de canne à sucre.
Un détail technique rarissime, qui explique en partie la complexité aromatique inimitable des expressions vieillies de la maison.
Une gamme qui révèle toutes les facettes de la canne brésilienne
Magnífica de Faria propose une gamme pensée pour explorer progressivement la richesse de la canne des montagnes de Rio.
La Bica do Alambique est le premier jet de l'alambic, embouteillé sans réduction ni vieillissement, à son degré naturel de 48°. Élaborée à partir de pur jus de canne à sucre, elle incarne l'essence brute de la cachaça. Le nez mêle une canne sauvage à des arômes de truffe, terre humide, zeste de citron vert, poivre et iode. En bouche, elle se révèle chaleureuse et végétale, avec une trame iodée et poivrée, une note cuivrée et une pointe d'olive.
La Tradicional Ipê, vieillie en foudres de bois d'ipê, livre ces fameuses notes de fruits exotiques et d'épices douces que confère ce bois brésilien si singulier. La Cachaça Tradicional a été élue deuxième meilleure cachaça du pays par un jury d'experts indépendant.
Les expressions XP et Soleira représentent le sommet de la gamme, portées par le vieillissement en Solera qui assemble les générations de fûts pour une complexité en perpétuelle évolution.
Depuis 2023 : une nouvelle catégorie officielle qui reconnaît l'excellence artisanale
Depuis 2023, une nouvelle catégorie a vu le jour au Brésil : la Cachaça d'Alambique, qui se distingue des cachaças industrielles par une distillation discontinue en alambique. Magnífica de Faria, avec son alambic triple "Alegria" en service depuis 1985, incarne naturellement cette catégorie d'excellence. Une reconnaissance officielle qui arrive pour confirmer ce que les amateurs savaient déjà.
Rendez-vous le 6 juin 2026 à Bordeaux
Le Bordeaux Rhum Festival se tiendra au Palais de la Bourse, le samedi 6 juin 2026, en deux sessions : la première de 12h à 15h, la seconde de 15h30 à 18h30.
Deux créneaux pour rencontrer l'équipe Magnífica de Faria, déguster leurs cachaças artisanales et laisser les montagnes de Rio de Janeiro vous raconter une histoire de la canne à sucre que les Caraïbes n'ont pas encore inventée.
👉 Réservez votre place dès maintenant : Billetterie officielle du Bordeaux Rhum Festival 2026
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.




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